À qui sait attendre, le temps ouvre ses portes.

L’impatience est une réaction que nous avons lorsque les choses ne se passent pas comme nous le voulons. La patience, c’est l’aptitude à ne pas s’énerver devant des difficultés ou obstacles rencontrés. C’est aussi la persévérance à faire quelque chose, à poursuivre un objectif.

Nous ne naissons pas patient, mais nous pouvons le devenir. En apprenant à apaiser notre impatience, nous éviterons les réponses stressantes à presque tout ce qui se passe dans notre vie.

Étape 1 : Reconnaître l’impatience

Voici quelques-unes des causes les plus fréquentes de notre impatience :

Quand notre environnement n’est pas conforme pas à nos attentes. Nous voulons que tout se passe comme nous l’avons décidé. Par exemple, pas d’embouteillage, de retard de train, pas de file d’attente au supermarché, à la station essence…

Quand les autres ne sont pas conformes à nos attentes. Nous voulons qu’ils agissent comme nous pensons qu’ils devraient agir. Par exemple, quand nous sommes pressés, nous pouvons être exaspérés par les gens qui marchent plus lentement que nous et qui nous empêche de passer. La personne qui hésite devant un étalage, nous voulons qu’elle se décide vite car nous n’avons pas que ça à faire.

Quand nous ne sommes pas nous-même conformes à nos attentes. Nous pensons que nous devrions être en mesure de maîtriser de nouvelles compétences rapidement, peu importe qu’elles soient étrangères ou difficiles pour nous.

Étape 2 : Étudier ses pensées et ses sensations physiques

Prendre conscience des pensées et des sensation physiques qui indiquent notre impatience nous permet d’agir sur notre frustation. Notre esprit est-il calme ou agité ? Notre corps est-il détendu ou tendu ? Voici quelques signes physiques de notre impatience : une respiration courte, des tensions dans les muscles, les mains tendus, un coeur qui bat plus vite… Ces sensations sont agréables ou désagréables ? Et mes pensées, respectent-elles l’autre ? Moi-même ?

Étape 3 : Transformer l’impatience en patience

Quand nous avons remarquez notre impatience, nous pouvons prendre quelques grandes inspirations, les plus profondes possibles et laisser l’air sortir lentement. Profitons du calme qui s’installe progressivement, ça fait un bien fou. Puis nous pouvons changer de point de vue sur la situation et nous demander si nous pouvons faire quelque chose pour l’améliorer. Par exemple, coincés dans les bouchons, nous pouvons écouter notre musique préférée, ou bien en situation d’apprentissage de nouvelles compétences, se rappeler qu’apprendre prend du temps. Le temps nécessaire à chacun.

Cultiver l’art de la patience est difficile au début, puis ça devient comme un réflexe, un choix conscient de changer quelque chose pour se sentir mieux et être plus heureux.

C’est une manière de prendre soin de soi et d’apaiser ses souffrances. Cela en vaut la peine.

Qui mieux que nous peut prendre soin de nous ?

Nathalie Lesguillier, coach en développement personnel à Rouen.