“La marche est le meilleur remède pour l’homme. »
Hippocrate

La marche à pied est aussi vieille que l’histoire de l’humanité. C’est l’une des premières fonctions que nous acquérons, parfois même avant la parole. Une fonction essentielle. Et si elle est une activité physique, la marche a aussi toute sa place dans notre développement personnel.

Marcher pour s’ouvrir au monde

Pour comprendre ce lien intime qui nous lie à la marche, il faut remonter à nos racines les plus primitives.
Nous sommes faits pour marcher.

Dès que nous nous sommes érigés, la marche a acquis une fonction primordiale : celle de nomadiser, de conquérir le monde. Depuis notre ancêtre l’Homo Erectus, la marche a donc une fonction clé : elle est exploratoire, permet la survie grâce à la découverte. Si avec le temps nous nous sommes sédentarisés, la marche, elle, nous ouvre toujours sur le monde, nourrit notre curiosité, nous montre qu’il y autre chose ailleurs… Et nous permet finalement de continuer à évoluer. Les bénéfices qu’en retire notre organisme vont bien au-delà de la seule locomotion.
Marcher est devenue une façon de lever le pied, de ralentir et de se ressourcer, pour se retrouver.

 

Marcher dans la nature

Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Stanford, le contact avec la nature aurait tendance à favoriser notre bien-être, contrairement aux environnements fabriqués par l’humain. Nos yeux découvrent de nouveaux horizons, des paysages stimulants grâce auxquels notre cerveau s’enrichit. La multisensorialité du jardin, stimule nos neurones miroirs. C’est pourquoi marcher dans la nature nous rend plus créatif.

Chez les personnes qui n’arrêtent pas de penser, de ruminer et qui ont du mal à lâcher prise et à se déconnecter, marcher dans un parc, un espace vert rend possible un moment de calme et de repos pour la pensée, le psychisme et bien sûr le cerveau. Et ça fait un bien fou !

 

Marcher agit sur les muscles et le mental

Marcher soulage le mental, d’où le « Walking Coaching », thérapie qui est fondée sur l’idée que le mouvement délie les muscles et les articulations mais aussi la pensée.

Quand nous marchons, nous stimulons le lobe frontal qui est en lien avec la créativité et le moral. Et nous libérons des endorphines Le cerveau se sent plus euphorique et optimiste. La sécretion de cortisol, l’hormone du stress, diminue. Nous nous sentons plus détendus, plus enthousiastes, et plus confiants.

L’action répétitive de la marche, pas après pas, anime nos muscles en douceur, nous ancre au sol et libère notre esprit des ruminations excessives. Elle nous permet de remettre nos vies en perspective et de prendre de la distance avec les évenements. Notre esprit s’apaise.

Si marcher améliore les symptômes de dépression chez les gens souffrant de grands problèmes dépressifs, imaginez à quel point elle peut être accessible à tous, pour nous soulager de la fatigue ou de l’ennui. Marcher améliore notre état d’esprit.

 

En Conclusion

Dans notre monde actuel qui privilégie la vitesse, le rendement et l’efficacité, dans notre propre quête d’aller toujours plus vite, la marche a du mal à trouver sa place.
Pourtant, c’est une activité très simple qui facilite le démêlage de nos nœuds intérieurs en privilégiant la lenteur, la disponibilité et le silence.
En relation d’aide, les séances en marchant dans la nature sont plus simples et authentiques et offre la possibilité d’établir de beaux échanges et dialogues sans artifices.

Rien de tel que de sortir de notre contexte habituel pour porter un autre regard sur ce que nous voulons changer.
La nature est une guérison en marche » a écrit Christian Bobin
Une enquête de sens, pas à pas.

Nathalie Lesguillier, coach à Rouen.